Les différentes techniques d’épuration

Les procédés biologiques intensifs

Les techniques les plus développées au niveau des stations d'épuration urbaines sont des procédés biologiques intensifs à culture libre ou fixée. Leur principe est de localiser sur des surfaces réduites des micro-organismes afin d'intensifier les phénomènes de transformation et de destruction des matières organiques que l'on peut observer dans le milieu naturel. Dans le département du Nord on utilise principalement les boues activées (culture libre : les bactéries se regroupent pour dégrader les polluants) et les lits bactériens et disques biologiques (culture fixée : la réaction se réalise sur un support).

Le fonctionnement d’un procédé biologique intensif repose sur la présence de micro-organismes dans les « eaux usées ». Ils sont capables de les assainir en se nourrissant de la pollution. Il s’agit donc de permettre à ces micro-organismes de se développer en leur apportant de l'oxygène et en les concentrant.

Les autres techniques d’épuration

Les techniques dites extensives sont des procédés qui permettent l'épuration à l'aide de cultures fixées sur support fin ou encore à l'aide de cultures libres mais utilisant l'énergie solaire (production de l'oxygène par photosynthèse). Les surfaces utilisées sont plus importantes et le fonctionnement de ce type d'installation est généralement possible sans électricité.

Ces techniques sont souvent développées pour des collectivités de taille inférieure à 500 Equivalents habitants. On distingue pour les cultures fixées : l’infiltration-percolation et les filtres plantés et pour les cultures libres les langunages naturels ou aérés.